Tandis que je commençais à oublier certains passages du best-seller de Freida McFADDEN, voici son adaptation cinématographique. Celle-ci – assez fidèle au livre (sur le fond) – conte le parcours de Millie (Sydney SWEENEY), jeune femme sans le sou au lourd passé, qui trouve un job de femme de ménage chez un couple ultra bourgeois : Nina (Amanda SEYFRIED), qui a visiblement des problèmes psychologiques à régler, et son très attirant et sympathique mari Andrew (Brandon SKLENAR).
La curiosité de voir la relation entre Nina et Millie m’a motivée /au premier acte même si j’avais hâte d’assister à l’étape suivante (après le twist en fait). Mais c’est la troisième (et dernière) partie qui nous plonge véritablement dans le thriller où tout s’intensifie...
Car l’autrice à succès avait écrit un thriller domestique sombre que le réalisateur Paul FEIG transforme en imagerie quasi romantique, acidulé, où – comme dans beaucoup de films des 90s – une inconnue raye la surface impeccable du rêve bourgeois.
Ceci dit, le casting est judicieux et, à l’image du roman, le spectateur est entraîné par une succession d’indices. Toutefois, les scènes s’enchaînent un peu vite (il ne s’agit pas d’une série ni d’un film de 3 heures) et la psychologie des personnages reste superficielle.
Sans être radicalement différente, la fin proposée par le film (je pense à la mort d’Andrew) est mieux que celle du livre. C’est plus crédible, notamment par rapport à l’enquête de police et aux conséquences sur Millie.
La Femme de ménage c’est l’angoisse brute du roman ou le vernis malicieux du long-métrage.
Bilan : l'adaptation est pas mal (6,5/10) mais je pense que j’aurais beaucoup moins apprécié si je n’avais pas lu le livre avant. Néanmoins, je reverrai bien Sydney SWEENEY dans Les Secrets de la femme de ménage, si la suite est portée à l'écran...