Critique de Le Retour de l'homme invisible par grégoreur-de-films
Premier rôle important d'un Vincent Price pas encore trentenaire qui prête sa voix et un petit peu son corps à l'homme invisible.
le 19 mars 2024
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Bon alors sur la forme, c'est sûr que ça ressemble un peu trop au premier. Comprendre : une grosse traque policière est lancée contre un fugitif invisible accusé de meurtre, tandis que ses proches essaient de l'aider jusqu'à se rendre compte que c'est juste pas possible.
Néanmoins, le film se suit très bien. C'est dû en grande partie à Vincent Price, dans son tout premier film d'horreur. C'était pas facile de reprendre le flambeau après l'excellent Claude Rains, et pourtant Price s'en sort avec les honneurs. Grandement aidé par des effets spéciaux encore mieux réussis que dans le premier film (et là aussi c'était pas évident), il arrive à donner vie à un homme invisible touchant, et probablement plus humain que Griffin. En effet, ici, l'homme invisible n'est pas un savant fou mais un innocent condamné à mort pour un meurtre qu'il n'a pas commis, et qui va se servir de son invisibilité pour s'évader et rétablir la vérité.
Un autre aspect intéressant est que l'homme invisible est parfaitement conscient que la folie le guette, ayant en tête l'exemple de Griffin dans le premier film. Évidemment quand il commence à devenir dingue et parler de domination du monde, les dialogues sont presque identiques à ceux du premier film... Et sa quête de la vérité se transforme en une vengeance tout ce qu’il y a de plus sadique, pour le plus grand plaisir du spectateur.
Hormis le personnage de Price, j'ai bien aimé l'inspecteur de Scotland Yard, un type très malin qui ne s'en laisse pas conter, et qui du coup est assez marrant. Le reste de la galerie est nettement moins funky, avec la nana du héros qui ne sert à rien, le savant qui pour une fois est sain d'esprit et plutôt sympathique sans en être attachant pour autant, le méchant de service qui bien sûr a une moustache (mais pas Price). Ah si, il y a Spears le poivrot qui est assez drôle et bien interprété ; et la scène où l'homme invisible se fait passer pour un fantôme auprès de lui est une des plus réussies techniquement.
Sinon ils ont remplacé Una O'Connor (l'aubergiste qui hurlait tout le temps dans le premier) par un clébard qui aboie en permanence... Je suis pas sûr qu'on ait gagné au change finalement...
Par moments, le film donne un peu l'impression d'être un "showcase d'effets spéciaux", mais pas tellement plus que The Thing ou Jurassic Park en fait.
L'histoire est assez prenante et assez rythmée pour justifier l'utilisation des effets, je me répète, très réussis. Le film est ponctué de scènes vraiment sympas (les policiers déguisés en Darth Vader, la baston finale dans la carrière, la très belle scène de l'épouvantail...) qui maintiennent le spectateur captivé jusqu'à la fin.
Au niveau mise en scène, c'est du très académique. Il ne faut pas s'attendre à des éclairs de génie de ce côté-là. Le montage est efficace : en moins d'une heure et demie tout est bouclé, et il n'y a aucun temps mort.
Au final, un petit 7 donc, un 7 un peu timide, mais un 7 quand même, et un 7 mérité.
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Créée
le 18 nov. 2013
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