Prolongement direct du Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, Le Vieux qui ne voulait pas payer l’addition part du principe que prendre la même recette et la reproduire suffira à composer une suite satisfaisante, à faire un film aussi. Le résultat laisse à désirer, la faute à un scénario abracadabrantesque qui adopte comme postulat de base la quête d’une recette de soda – l’idée était savoureuse – qu’il ne parvient à faire évoluer en moteur de son récit. Nous ne nous intéressons jamais à une histoire tirée par les cheveux – et des cheveux, Allan n’en a plus beaucoup – qui force l’odyssée road movie chère au premier opus, qui peine à entrelacer ses fils narratifs sans retrouver ni la spontanéité de ses sauts temporels ni leur insertion dans une structure plus vaste, à l’échelle du film cette fois. Les actions se suivent sans s’influencer, les sous-intrigues s’avèrent inutiles et fort banales. La musique recycle ses thèmes du premier volet, semble même retailler les pistes originales pour les ajuster du mieux qu’elle peut à cette suite mal ficelée et paresseuse, qui révèle a contrario la vigueur superbe de son aîné.