Production italo-franco-germano-américaine sortie en 1968, Les Amours de Lady Hamilton est une adaptation d'un roman apparemment méconnu d'Alexandre Dumas, Lady Hamilton ou Souvenirs d'une favorite (1865). Cette histoire, déjà été portée à l'écran par Alexander Korda en 1941 avec Laurence Olivier et Vivien Leigh, est celle de l'ascension sociale d'une jeune Anglaise, Emma Lyons, de ses verts pâturages à moutons dans l'Essex jusqu'aux fastes de la cour du royaume de Naples à l'époque du Premier Empire.
Au sein d'une distribution internationale, c'est la très, très, très charmante Michèle Mercier qui tient le rôle principal, et il faut bien avouer que l'intérêt du film repose en grande partie sur ses épaules charmantes et fréquemment dénudées. Emma parvient donc à s'extirper de sa condition paysanne, oui mais comment ? Hum, après avoir esquivé deux ou trois tentatives de viol dans les premières scènes du film, la jolie bergère accepte de poser pour un peintre et part à la ville. Là, elle se rend compte qu'elle n'a pour arme que sa beauté, et tout en essuyant un tas de remarques lourdes et graveleuses, elle va de lit en lit en quête d'un mariage qui lui apportera fortune et statut social. Bref, ce n'est pas un film qui montre la femme sous un jour particulièrement flatteur... À l'ère du #MeToo, c'est même assez gênant à regarder !
Et puis voir la belle Michèle dans son plus simple appareil ne suffit pas à faire de ce film un moment inoubliable, tant le scénario (tout passe trop vite et rien n'est bien expliqué) et le jeu des acteurs sont moyens. Je suppose, vu sa réputation, que le Lady Hamilton de Korda est nettement plus réussi que cette version très moyenne de Christian-Jaque.