Anarchy in the U.K. !
Attention, voici un film culte chez nos amis anglais, qui auront consacré pas moins de trois suites, puis un revival dans les années 2000. C'est ce qu'on pourrait dire une représentation de...
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le 14 mars 2019
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Attention, voici un film culte chez nos amis anglais, qui auront consacré pas moins de trois suites, puis un revival dans les années 2000. C'est ce qu'on pourrait dire une représentation de l'anarchie dans l'éducation anglaise en 1954, mais surtout un formidable modèle d'impertinence.
Les filles qui composent cette école (fictive) de St Trinian sont des tire-au-flanc, ainsi que leurs profs, qui leur donnent des cours de manière plutôt originale. Les cours de chimie servent à fabriquer du gin dans le but de le revendre, et quand on fait de l'histoire-géo, c'est pour y trouver les meilleurs crus de champagne ! L'arrivée d'une jeune fille d'origine étrangère, envoyée par son père pour parfaire son éducation, va être l'occasion pour ces filles de gagner de l'argent, mais aussi la directrice, en misant sur un cheval durant une course prisée dont le père de cet enfant met en avant son destrier, et pour une belle somme...
Tout comme l'anarchie qu'on voit dans le film, c'est également représenté dans l'histoire qui part un peu dans tous les sens, mais on voit bien la panique qu'inspirent ces jeunes filles, qui jouent plus à être des méchantes qu'être réellement des teigneuses, où une fois qu'on apprend qu'elles reviennent à l'école après les vacances, tout ce qui est aux alentours, commerces, maisons, agence de police, ferment tout de suite, car la tornade arrive !
C'est souvent drôle, mais le clou du spectacle est assurément dans le numéro d'Alastair Sim qui compose deux personnages; le père de familles d'une des élèves qui essaie de soutirer des infos sur un cheval, et aussi il incarne la directrice de l'établissement, qu'on voit d'ailleurs fréquemment, et qui est formidable. Avec son anglais à couper au couteau, sa voix aigüe qu'il ne force pourtant pas et ses vêtements donnant l'impression qu'elle est imposante, c'est assurément une performance que je ne me lasse pas de voir durant les 90 minutes de l'histoire.
Quelque part, le film est une version corrigée de The happiest days of our lives, qui montrait déjà un certain chaos dans ce qui allait devenir une école mixte par défaut, mais ici, les filles sont outrageuses, sont assez audacieuses sur l'éveil à la sexualité avec leurs bas qu'elles exhibent à tout bout de champ, voire qu'elles défient les règles de la bienséance en s'asseyant jambes écartées, où l'on peut rapidement voir leurs culottes (noires) quand elles se tournent. Pris dans le contexte de 1954, dans une Angleterre encore dans un contexte très strict en ce qui concerne l'éducation, St Trinian a de quoi surprendre sous ses aspect de pure comédie. A se demander comment le film a pu contourner les mailles de la censure...
Quoi qu'il en soit, malgré son aspect parfois confus, St Trinian est une véritable réussite et un des joyaux de la comédie anglaise des années 1950. Et puis quand même, quel acteur, cet Alastair Sim !
Créée
le 14 mars 2019
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