Une intro cosmique, mais sans effet big-bang
Dès les premières minutes, on capte le délire : des divinités galactiques qui se tapent l’incruste sur Terre pour sauver des humains qui continuent de croire que Greta va sauver la planète. C’est beau, c’est grandiloquent, mais on sent déjà qu’on a affaire à une famille dysfonctionnelle plus proche des Kardashian que des Avengers. Chloé Zhao nous sert une mythologie en sauce blockbuster, mais attention, on est loin d’un "Game of Thrones" version MCU.
Des héros, mais pas trop vite
L’équipe est diversifiée : une sourde qui court vite, un gros fragile qui tire des lasers, et un Superman discount qui ferait pleurer Zack Snyder. Niveau cohésion, ça fonctionne... un peu. On sent qu’ils ont autant envie de bosser ensemble qu’un syndicat à 6h du matin. Mention spéciale à Richard Madden qui balance des regards de lover intergalactique à Gemma Chan, mais niveau charisme, on dirait un spot Ikea mal éclairé.
Un rythme qui flanche comme une attaque de Déviant
Avec 2h37 au compteur, le film fait le tour du cadran, mais parfois en première. On passe d’une scène d’action bien foutue à des blablas pseudo-philosophiques où chacun remet en question sa place dans l’univers (spoiler : c’est pas passionnant). Heureusement, les bastons sauvent les meubles, même si certains combats manquent de punch pour des "héros éternels".
Visuellement, c’est du lourd
Chloé Zhao sait comment flatter la rétine. Les paysages sont magnifiques, les effets spéciaux léchés, et certains décors font penser à un mélange entre Dune et une pub pour Dior. Mais attention, le beau ne sauve pas tout : quand t’as faim de bastons épiques et que t’as trois scènes d’introspection par-dessus, ça devient un peu lourd à digérer.
Un humour sous Prozac
Marvel et l’humour, c’est comme une pizza quatre fromages : toujours au menu. Ici, c’est plus léger qu’un Ant-Man, mais assez présent pour ne pas sombrer dans le drame cosmique. Mention à Kingo, le Bollywoodien de service, qui ajoute une touche rafraîchissante dans ce grand tableau galactique.
Conclusion : un blockbuster qui fait durer l’éternité
Les Éternels aurait pu être un bijou unique dans le MCU, mais se perd parfois dans son ambition démesurée. C’est beau, ça réfléchit, mais ça manque de mordant pour vraiment marquer. Un bon moment, mais pas un chef-d’œuvre : à voir pour le grand spectacle et si tu veux comprendre la suite du MCU. Et surtout, reste pour les scènes post-génériques, elles te promettent du lourd (enfin, espérons).
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