Quand auteurisme rime avec non mercisme
Un film d'auteur choral - bien lent - où il ne se passe rien - pour bobos - avec des acteurs que j'adore et dont personne ne se souvient jamais des noms : donc en un mot, le film qu'il me faut. Je suis un ex-publicitaire, je sais, ça se voit. Résultat des courses : tous les tics du film "auteuriste", tous les défauts généralement inhérents au premier film (alors que ce n'est pas le cas), mais une qualité : sa durée, à peine 1h20. Mais 80 minutes de souffrance, c'est déjà beaucoup. Soudain je suis pris d'un doute qui me pétrifie : ne serais-je finalement pas si bobo que cela ? Une qualité cependant : la réalisatrice sait tenir une caméra, il ne lui reste plus qu'à trouver quoi en faire.