Un nouveau «Found Footage» de Science-Fiction (aÏe, aïe!) arrive chez nous en vidéo. L' OFNI (l'Objet Filmique Non Identifié) est chaperonné par Sir Ridley Scott lui-même, voilà qui est intéressant. 1H26 plus tard, l'objet filmique est identifié comme un énième «Found Footage» qui n'apportera malheureusement rien de nouveau à un sous-genre éculé depuis déjà bien longtemps. Avec «Phoenix forgotten», le réalisateur Justin Barber construit son récit avec des faits réels d'observations de lumières mystérieuses dans le ciel de Phoenix (Arizona) en mars 1997. Ce phénomène appelé «Phoenix Lights» reste à ce jour inexpliqué. Le jeune Josh Bishop (Luke Spencer Roberts) filmant l'anniversaire de sa petite sœur Sophie ce soir-là enregistre l'événement. Les lueurs semblent se perdre dans le désert voisin. Bien décidé à résoudre cette énigme, le cameraman en herbe entraîne avec lui, Mark Abrams (Justin Mattews) son meilleur ami et Ashley Foster (Chelsea Lopez), une jeune journaliste du lycée. Les trois jeunes armés de leur curiosité et de leurs caméras partent faire la lumière sur ces événements. On ne les retrouvera jamais. Seul leur véhicule avec une caméra et quelques films sont retrouvés. 20 ans plus tard, Sophie, la sœur de Josh âgée de 26 ans revient à Phoenix dans le but de comprendre. Malgré toute la bonne volonté pour nous faire croire à la véracité de l'histoire (flash-back, nombreux interviews des différents enquêteurs de l'époque, appel à témoins des parents, visionnage de cassettes, implication possible de l'armée...), la mayonnaise ne prend pas, l'empathie pour les protagonistes n'est pas au rendez-vous, on ne frissonne jamais (ou alors de froid lors des scènes nocturnes dans le désert), la construction du film est pourtant intéressante mais le réalisateur Justin Barber se perd dans une histoire que l'on a vu des dizaines de fois. Même la couv du film a déjà été vue ("The Blair Witch Project"). Est-on face à un cas d'abduction ou face à des expériences militaires ? Le pire c'est que l'on sans fiche.Tout est dans le titre, «Les oubliés de Phoenix», effectivement après visionnage, il ne reste rien !