Si vous voulez voir un nouveau gros plan sur les Roms et leur acceptation par la société, regardez Place des victoires. Dans la généralité et la moralité de fin, on ne peut que adhérer au discours d'acceptation et d'aide, le scénario de ce film part déjà dans un espèce de malaise. Un homme dépressif et colérique se fait détrousser par une bande de Roms où il va refaire la rencontre d'un de ses jeunes racketteurs. S'en suit une histoire d'amitié et de proximité dont les attitudes du jeune enfant Rom reste totalement cloîtré dans les clichés (entre cambriolages, racket de vieilles dames à la violence des clans Roms). Bref, un terrain idéal pour se remémorer les raisons pour lesquels les Roms dans son ensemble sont toujours cloîtré dans des stéréotypes. Pourtant, Guillaume de Tonquédec et le jeune Piti Puia créent une osmose évidente qui aurait pu porter ses fruits. Mais entre une fin tellement prévisible et des scènes très maladroites, Place des victoires n'alterne pas forcément les bons choix.