Back to the Jerks.
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le 2 juin 2016
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Project Almanac, s'il reste un divertissement plaisant avec des moments de tension assez immersifs, un concept accrocheur, des acteurs irréprochables et une esthétique et des effets spéciaux bien foutus, se casse tout de même la gueule sur certains points.
En effet, le film est plombé par une réalisation et un montage absolument chaotiques. La faute à quoi ? Eh bien au genre du found footage, dans lequel s'inscrit ce film sans y avoir compris grand chose. Pour les deux-trois qui n'auraient pas écouté au fond de la classe (dont fait apparemment partie Dean Israelite, le réal' de ce film), le found footage, ça consiste pour un film à simuler qu'il s'agit de bandes vidéos amateurs retrouvées et mises bout à bout, le tout afin de faire croire que tout cela s'est réellement passé, ce qui était au centre de la promo du Projet Blairwitch, premier du genre. Et je dis bien "des bandes vidéos amateurs mises bout à bout", ce que ne semble pas comprendre le film. En effet, Projet Almanac se tire une balle dans le pied en étant un found footage, alors qu'il passe son temps à ne pas respecter cela. En effet, ici, on n'a absolument pas de simples vidéos amateurs mises bout à bout. Le film passe son temps à faire des cuts, du montage alterné, des effets de slow motion, à mettre des musiques off et à prendre des angles de caméra tout simplement irréalisables par les protagonistes. L'exemple le plus frappant est la scène du concert, où la caméra survole la foule, ce que ne peuvent techniquement pas filmer les personnages, où la musique est extra-diégétique, et où le film alterne sans cesse entre différents moments de la fête, alors que n'importe qui ayant compris le genre du found footage aurait illustré ce concert avec moins d'une dizaine de vidéos où la caméra tournerait sans s'arrêter pendant plusieurs minutes, sans tous ces cuts dénués de sens. Et puis le film est en plus tourné en format scope, alors que les caméras amateurs et les portables filment en 16:9. Fail. En fait, ce film aurait dû être filmé avec une caméra "normale", extérieure à l'action. C'est certainement le plus gros défaut du film. D'ailleurs, cela crée même une incohérence dans une scène majeure de l’œuvre, où la déclaration d'amour entre deux personnages est montrée alors que je ne vois pas qui aurait pu la filmer et comment cette vidéo aurait été seulement trouvable.
Après, en dehors de cela, le film a des incohérences scénaristiques, comme la fin, où (j'essaie de ne pas spoiler),un personnage ayant créé un paradoxe temporel en détruisant quelque chose, disparait de cette temporalité mais pas la caméra qu'il a emmené avec lui, alors que tous deux auraient dû disparaître de cette temporalité. Ok, les paradoxes temporels c'est une science (extrêmement) inexacte, mais il faut rester un peu logique.
Sur ce, ciao ;)
Créée
le 28 févr. 2015
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