"Run Rabbit Run" est thriller dramatico-horrifique, au ton fortement soporifique.. On y suit Sarah, un médecin spécialiste de la fertilité. Sa fille Mia, commence a développer un comportement étrange. En effet, elle prétend avoir des souvenirs d'une autre vie. C'est alors qu'une suite d'évènements vont s'enchainer, ce qui permet au spectateur d'éclairer les actions surprenantes de Mia. Malheureusement, la recette ne prend pas. On se retrouve dans un énième film d'auteur horrifique sans aucune profondeur scénaristique ou esthétique. Il s'agit là d'une œuvre autoroute où seul un lapin albinos à réussi a s'y frayer un chemin. A notre plus grand désespoir.
Par pitié, fuyez ! "Run Rabbit Run" a été une expérience très longue sans être trop douloureuse. Je n'ai pas souffert, mais l'expérience était assez désagréable. Je me suis senti comme un lapin dans un clapier. Je dresse ici le constat d'un long métrage narcotique où le vide est la seule matière étudiable. Malgré des bonnes idées de mise en scène, cela reste incomplet. On y croit pas, malgré un casting plutôt bon. Le tension horrifique est constamment créée par le fait de voir sa fille Mia "s'identifier" à une autre identité. Mais aucun effet n'en ressort malgré un sound design bluffant. C'est froid et trop peu inquiétant. A l'instar de "Mise à mort du cerf sacré", on retrouve un protagoniste qui se fait rattraper un destin inévitable, qui est surplombé par une force quasi divine. Par conséquent, Sarah devra alors faire face à un fantôme de son propre passé et remettre en question ses propres valeurs, afin de protéger sa fille et de régler les problèmes non résolus de sa famille.
Boring/10