Portraits neutres de l’architecture de banques. Sans musique, sans effort de cadrage, sans mouvement de caméra, sauf une seule exception, le réalisateur s’abstient de tout goût personnel. Il rend compte d’une vérité architecturale, il ne souhaite pas porter un quelconque jugement. On pourrait croire à un film issu du dogme 95. Les banques auraient pu être n’importe quoi d’autre, il choisit un lieu précis. On peut dès alors remarquer les points communs entre ces différentes banques américaines. Leur forme extérieure, leur taille, les matériaux utilisés. Des cubes de briques rouge d’une dizaine de mètre de haut. L’intérieur, les décorations, l’ambiance, les clients, le personnel, leur nombre. Des lampes carrées, des petits bureaux calmes, peu d’hommes et de femmes. Il semble vouloir être exhaustif, car il s’applique sur chaque détail visible. Il sait dresser le portrait de l'art d'un seul homme, l'architecte Louis H. Sullivan.