La solitude du torero à l'égo surgonflé par les louanges incessantes (et insupportables) de ses partenaires de "spectacle". Ce spectacle en question montre une dizaine de taureaux se faire longuement et violemment mettre à mort, dans une mise en scène de "combat" inégal et pitoyable. La Bête n'est peut-être pas celle que l'on croit et le public semble fasciné par la possibilité de sa mise à mort.
Au détour d'un plan, le "visage " d'un taureau en train de mourir nous rappelle que Buñuel, il y a près de 100 ans, initiait son œuvre en déchirant l'œil d'un bœuf et que la mort (la vraie), capturée à l'instant même où elle se produit, est une obsession fondamentale du cinéma depuis son invention.
Un film admirable et macabre dont la violence et l'obscénité sont difficilement supportables.