D'humour potache à humour sale, Sacha Baron Cohen s'est fait une réputation de grand rigolo un peu dégueu que les américains ont fini pas adorer. Sa récidive de personnages, il ne l'a fait pas avec un animateur dingue ou un icone de la mode autrichienne, mais avec un puissant dictateur, le général Aladeen.
La premiere chose à observer est l'absence totale du concept de faux-Documentaire qu'affectionnent Baron Cohen et son compère, le réalisateur Larry Clarke, mais l'attrait du film live, de la comédie pure, artificielle et décompléxée. Mettant alors l'accent sur la présence fictionnelle évidente, la narration fonctionne mieux que les précédents films pronant un rythme soutenu et une série de gags plutot efficaces, mais dont finalement, la perte de controle reste partie prenante dans sa dernière partie.
En effet, si les gags s'enchainent rapidement, ils en deviennent de plus en plus lourd, allant jusqu'à partager la facilité graphique pour vanter les mérites de son personnage principal. Une leçon important peut-etre prise dans le mauvais sens du terme mais est-ce vraiment l'important dans ce genre de film ?
En effet, il n'est plus si rare d'apercevoir dans les comédies américaines, un véritable écho à visée politique (pensant plus au générique de fin de Very Bad Cop). The Dictator se fiche d'un système américain en employant l'auto-dérision totale et l'ironie pour arriver à ses fins.
En somme, une oeuvre sympathique, courte, etrange, mais réjouissante.