UN OCÉAN DE NAÏVETÉ
Chris Pine, Casey Affleck, Ben Foster, Eric Bana, on n'est pas face à de la pêche aux gros mais il y a de quoi faire une petite friture assez sympathique avec ce casting!!! «The Finest Hours» est un film inspiré d'une histoire vraie qui nous amène à voguer non loin de la cote-est des USA dans les années 50 et dans ce qui s'annonce être l'une des pires tempêtes jamais vécue. Pour ajouter à ce magnifique tableau, un pétrolier déchiré en deux et en perdition avec un 30eme d'hommes à bord et une petite équipe de gardes cotes pour aller les sauver. Film catastrophe, je dirai presque catastrophique!!! J'ai oublié de vous dire... c'est un film Disney... Vous espériez un suspense haletant, une pression continue, une peur abyssale des profondeurs?? Passez votre chemin, nous sommes face à un film mielleux aux personnages naïfs à vous donner des envies de noyade.
Le film se compose de deux histoires parallèles, celle de la survie d'un équipage en pleine déroute qui doit composer avec les moyens du bord pour mener ce qui ressemble à une moitié de bateau sur des hauts fonds afin de pouvoir passer la tempête et attendre une éventuelle arrivée de secours. Secours qui BIEN EVIDEMMENT viendront à leurs rescousses pour les sauver de leur galère... Sur la terre ferme, nous faisons connaissances avec Ray Sybert, interprété par Chris Pine, un garde cotes que l'on pourrait qualifier de «babtou fragile» tant il semble grossièrement subir sa vie, les blagues des ses collègues et les réflexions au sujet d'un ancien sauvetage qui a échoué et dont tout le monde se moque, même les spectateurs. Ce film dégouline de naïveté par son aspect familial et par l’écriture des personnages pas assez étoffée pour donner à peu d'épaisseur à l'ensemble des protagonistes. Dommage, Casey Affleck en chef mécano-MacGyver ça avait de la gueule sur le papier... Bien sur que l'on sait très bien que cette mission de sauvetage va réussir et c'est cette recherche de satisfaction que le public veut trouver dans ce type de long métrage, mais dans le cas de «The Finest Hours» tout me paraît aseptisé, mort dans l’œuf et désamorcé en toute occasion...
UNE TEMPÊTE DANS UN VERRE D EAU
85 millions de dollars de budget, un bassin de 3000 m3 d'eau pour créer des conditions dantesques propres à une tempête au grand large, en gros tous les ingrédients pour faire un film qui a de gueule et une immersion totale chez les spectateurs, l'odeur du sel marin en moins!!! La réalisation de «The Finest Hours» a été confié à Graig Gillespie et on ne va pas se mentir, le bateau coupé en deux, les vagues et les effets de tempêtes sont très corrects et assez réussis: la plus grosse qualité de ce long métrage. C'est juste dommage que le montage et les mouvements de caméras ne fassent pas ressentir un minimum la force dévastatrice des vagues qui s'écrasent sur le bateau de secours ou encore l'immensité de l’océan en opposition à la fragilité d'un demi pétrolier en perdition.
Gillepsie nous propose malheureusement une réalisation maladroite avec des plans trop longs et inutiles et d'autres trop courts qui auraient mérités plus d'attention, c'est dommage de rester à quai lorsque le bateau de la créativité s'éloigne... En ce qui concerne les musiques du film, elles sont assez oubliables, renforcent le coté naïf et édulcoré de ce produit Disney et même le travail sonore autour des éléments climatiques déchaînés n'est pas mémorable. Attention, je ne m'attendais pas un chef œuvre du genre mais je pense qu'on peut quand même exiger de ressentir un minimum de peur d'une histoire comme celle ci afin de rendre hommage à l'exploit de ses gardes cotes...
A voir? En famille, avec le petit cousin bruyant et mamie qui s'endort au coin du feu entre les fêtes de fin d'année...