The Tree of Life, un film réflexif qualifié "d'épopée cosmique et d'hymne à la vie", traitant de nombreux thèmes récurrents tels que la mort, la vie, l'amour, la fraternité, l'être humain, l'enfance et la difficulté de grandir, les conflits générationnels, l'au delà... Le tout mis en scène dans une petite banlieue des États Unis d'Amérique dans les années 50, aux côtés d'une famille tout ce qu'il y a de plus américaine.
Le protagoniste, Jack O'Brien, grandit dans l'ombre d'un père autoritaire et carriériste (Brad Pitt, aka Regards Gênants) et d'une mère aimante mais soumise à l'autorité de son mari (Jessica Chastain aka J'assume), en compagnie de ses deux frères, avec qui il entretient des rapports aussi fraternels que conflictuels (la recherche de la domination toussa).
Cette enfance tumultueuse sera bouleversée par
un événement bouleversant
qui, des années plus tard, feront remettre en question Jackou dit le croquant et BOUM LES DINOSAURES !
Je ne plaisante pas, Sylvain Durif est arrivé à prendre le contrôle du scénar'. Au bout d'une vingtaine de minutes de film, nous sommes plongés dans un plan fixe de galaxie sur une musique d'opéra, suivie d'une scène aussi touchante que WTF où un Tyrannausore épargne un bébé herbivore, remettant en question le principe même d'un T-Rex, taper et manger OUI C'ET FAIRE DES GÉNÉRALITÉS SUR LES T-REX JE STIGMATISE.
Total de hors sujet, 15 minutes, montre en main (j'ai pas re-compté, ou alors c'est mon subconscient qui a fait le travail pour moi).
Cette scène n'est pas anodine : le film est rempli de passages plus ou moins longs coupant court à toute possibilité d'intrigue et de dynamisme, offrant au spectateur une illusion de réflexion aussi évidente que décevante (sur une image mettant en scène un désert de galets blancs, pendant quinze minutes également, j'ai entendu les chuchotements de tous les spectateurs autour de moi se vanter d'un "c'est le paradis en fait, ça représente l'au-delà ;)))))".
En plus pour aller au bout de la réflexion des réalisateurs, il aurait été plus crédible de représenter le paradis comme une galaxie de gens morts chevauchant des dinosaures, au moins on se serait marrés.
Le film n'est pas mauvais par essence : il entre dans la famille des "films d'auteurs à gros budgets" qui peuvent se permettre d'imager avec plus de moyens des réflexions incongrues à l'écran.
Seulement ces dernières relèvent plus du gargarisme intellectuel (j'ai pas dit masturbation mais j'aurais pu) que d'un réel apport sur les réflexions que l'on peut se poser bourré sur un balcon un soir de réveillon. Ajouté à cela le format cinéma (2h12 minutes dont presque 50 dédiées aux hallucinations des réalisateurs, qui n'ont rien à envier à Enter the Void de Gaspard Noé), et nous obtenons un malaise palpable dans une salle qui s'ennuie sur les trois quarts du film, oubliant le nom même des personnages trop peu exploités (à part Papa Pitt, parce qu'il est méchant mais en fait non) et peinant à trouver une épitaphe en l'honneur du film à la sortie de la salle.
Sinon la BO est cool.