Ce film, comme beaucoup d’autres films français produits depuis la fin des années 1990, est sponsorisé par des institutions dont le CNC (ces aides de l’État relèvent d’un système mafieux).
Je vais directement au générique de fin, qui dure 4 minutes 28 secondes, pour vois la liste de tous les annonceurs. Je suis surpris du nombre de personne qui participent aux films subventionnés. Il y a, par exemple, 8 décorateurs et 11 renforts décorateurs ! Il y a aussi une agence de voyage (L’agence du Rond-Point) et une autre pour le placement des produits (Marques et films). Vient la liste des sponsors [1h46].
Bon, j’essaie quand même de voir le films même si je crains le pire. Il commence pas trop mal, mais s’alourdit avec l’accumulation des champs et contre-champs des regards entre Marc et Marie-Jeanne et dérape avec les plans de leurs regards au passé [13’35]. J’abandonne après la scène totalement ratée sur le thème “Je te connais, oui bien sûr. Nous n’avons pas baisé ensemble parce nous étions trop jeunes, mais je t’aime toujours. Alors, allons baiser pour rattraper le temps perdu” [15’05]. L’avance rapide confirme que ce scénario copié-collé d’une vulgaire romance de la collection Harlequin [24’30].
Je ne sais pas ce que vaut l’évocation de la guerre de la France contre l’Algérie, mais je doute qu’elle apporte grand à cette petite histoire et encore moins à la grande.
- Article Où va le cinéma ?, Ciné Monde.
- Article Films sponsorisés, Ciné Monde.