Depuis l'année 2009, je pensais que la licence Underword avait pris fin avec le troisième épisode résumant les événements médiévaux qui ont déclenché la guerre entre les vampires et les Lycans mais non, la licence se poursuit avec une quatrième aventure avec, en bonus, le grand retour de Kate Becksinsale, l’actrice vedette de la franchise. Personnellement, j’étais ravi d’apprendre cette bonne nouvelle inattendue, j’ai toujours apprécié cette licence pour son beau contexte horrifique bien traité et la violence impardonnable qui règne dans les longs-métrages.
Voir un quatrième épisode reprenant le même principe était sûrement une bonne occasion de passer un moment très jouissif dans une salle de cinéma. Cependant ! Quelques éléments m’ont apporté de l’inquiétude comme le fait que l’acteur Danny McBride ne reprend pas sa place de scénariste et que l’artiste Patrick Tataupoulos ne gère plus les effets visuels, j'ai seulement vu que Len Wiseman est présent dans l'équipe technique mais seulement en tant que producteur.
Ce sont deux réalisateurs suédois méconnus qui prennent les rênes, je ne savais rien d’eux mais j’espérais qu’ils allaient faire quelque chose d’acceptable et surtout méritoire pour que ces derniers puissent construire une solide bonne réputation, ce n’est malheureusement pas exactement ce que je viens de visionner. Bien que la mièvrerie et la romance qui se manifestent dans les trois premiers films soient absentes et que l’action soit totalement dominante dans ce quatrième opus, je n’ai vraiment pas accepté le fait que les humains, et encore moins des scientifiques, deviennent des chasseurs de vampires ou de Lycans.
Je trouve que les vampires et les Lycans suffisent pour nous garantir d’un lot de divertissements profitables et récréatifs, ce n'était pas la peine de faire intervenir les humains dans cette guerre. Ce qui est aussi fâcheux, c'est que les réalisateurs ne parviennent pas à atteindre la qualité visuelle des trois premiers films, ce n'est pas mauvais mais ça manque d'un certain professionnalisme évident. Ils savent filmer des scènes d'action mais ce n'est pas aussi palpitant que celles des autres opus. Ce qui est bien dommage car toute la production en est pourvue, avec des fusillades intenses, des courses-poursuites dynamiques et des confrontations sévères, il n’y a pratiquement aucun temps mort.
Il savent au moins placer la caméra là où il faut pour filmer des scènes d’action tout à fait lisibles et surprenantes, avec un côté gore qui n’est jamais de trop et de bons ralentissements accentuant l’effet du spectacle. Le problème, c’est que l'ensemble manque cruellement du savoir-faire de Len Wiseman, le scénario est un peu tiré par les cheveux et la mise en scène n'est très profitable à certains moments, malgré quelques beaux plans de combat assez surprenants. Ma plus grande satisfaction dans ce quatrième opus est le retour fracassant de Kate Beckinsale. Plus badass, plus sexy, plus présente, plus élégante, Kate retrouve son personnage mythique avec une allure très sensuelle et une façon d’agir très acceptable en tant que vampiresse flingueuse, bien plus que dans les deux premiers films.
C'est une présence satisfaisante, qui compense au moins les effets spéciaux d’une qualité égale à ceux des films de série B. Le reste du casting a peu d'importance, on voit bien que les personnages n'ont pas bénéficié d'une écriture sérieuse pour qu'ils soient pris au sérieux, tout le film se regarde uniquement pour l'actrice vedette, toujours au cœur de l'action et prête à sortir les armes pour neutraliser toutes sortes de menaces. Très loin du résultat technique prodigieux des deux premiers, que ce soit du côté scénario ou technique, le film se regarde sans problème mais pas avec une vision des choses acceptable malgré une bonne ambition de la part des réalisateurs et un univers high-tech bien construit. 5/10
La fuite est devenue notre seule chance de survie.