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Ennuyant à mourir
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Vaazhai (Banane) est un film splendide, une délicieuse chronique sur l’enfance, minutieusement élaborée et réalisée avec une attention d’une rare délicatesse. De ce que l’on apprend par le carton qui ouvre le film, il s’agit d’un récit autobiographique, consacré à l’enfance du réalisateur, Mari Salvaraj (Karnan, Maamannan et Pariyerum Perumal c’est lui – j’en ai vu 2 sur les 3, et c’étaient 2 grosses baffes). On suit donc la vie quotidienne d’un gamin dont le temps oscille entre l’école, où il est amoureux d’une des professeures, et son temps libre, constamment réquisitionné pour s’en aller trimballer des régimes de bananes avec les autres habitants de son village, pris à la gorge par la pauvreté. Cerné par des femmes (ses profs, sa sœur, sa mère), il idéalise un jeune type qui organise une résistance populaire contre le propriétaire de la plantation, et chérit la relation qui se noue entre lui et sa sœur, trouvant là un père de substitution. Vaazhai est une chronique paysanne vue par les yeux de l’enfance et bénéficie, avant tout, du talent terrassant de son jeune interprète principal (Ponvel) et de son copain (Raku, déjà impressionnant dans Raayan où il interprétait le rôle tenu par Dhanush enfant). Tous impressionnants de justesse, les acteurs jouent une partition naturaliste extrêmement bien ficelée, précise et détaillée, que la réalisation de Selvaraj transcende avec une force poétique et une fluidité impressionnante. Car tout ça est mis en valeur par le soin apporté aux cadres, toujours précis, dessinant des compositions remarquables. La beauté des visages ou des corps en mouvements est soutenue par des inserts animaliers ou des paysages à couper le souffle. Mari Selvaraj signe là, tranquillement, avec une apparente décontraction que l’on aurait bien tort de sous estimer, l’un des plus beau plan de poulet de l’histoire du cinéma. Contemplatif ou tonique, constamment vu à hauteur de gamin, cet univers forcément dur, souvent injuste et régulièrement sans pitié garde une part de merveilleux. Une résistance qui s’incarne dans un idéal transmis par un père militant communiste disparu (prenant la forme d’un tatouage, d’un autocollant, d’une lamentation exprimée par une mère éplorée), dans une grève ou une bagarre et, finalement, dans une danse.
C’est peu de le dire, mais Vaazhai est un festin constant dont il serait dommage, ici, d’en dévoiler réellement le sens. On s’arrêtera donc à une évidence : Mari Salvaraj vient de réaliser l’un des plus beaux films de l’année. Et ce n’est pas dû au hasard, c’est le fruit d’un travail acharné et d’une attention constante, orchestrés par le talent de son auteur.
Créée
le 9 nov. 2024
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