Ce type est tellement passionnant. S'il vient un jour en Belgique il faudra que j'essaie d'aller le voir. Enfin, p'tet pas essayer de lui parler puisqu'apparemment il a horreur de ça, mais écouter au moins ce qu'il a à dire sur 'scène'.
Le portrait est intéressant car il n'est pas complaisant : l'auteure-réalisatrice se permet d'entrer dans son intimité, de révéler ses névroses sans les pointer du doigt non plus mais en tous les cas, il est évident que Zizek n'est pas un citoyen à l'aise dans notre monde, entre tout ce qu'il déteste et son impression de ne jamais être compris. On le suit donc durant sa tournée, c'est un peu décousu mais le docu est rythmé par des conversations passionnantes, parfois pourtant superficielles. Et puis de temps en temps, un extrait de ses interventions en public, des interventions intéressantes mais incomplètes, souvent décontextualisées, alors on reste un peu sur sa faim.
La cinéaste parvient à s'incruster naturellement dans la vie du réalisateur, sans jamais forcer, Zizek a l'air très coopératif, lui qui n voulait pas ouvrir la porte de sa bibliothèque dans un autre docu, ici, il la montre sans même essayer de cacher son narcissisme ; il nous laisse même entrevoir sa façon d'élever son fils, qui peut surprendre lui qui n'est pas contre un retour à la discipline.
Bref, c'est passionnant mais on reste sur sa faim. Il faudra que j'achète ses bouquins un jour.