« The Devil's Daughter » est à mon sens l'épisode des aventures de « Sherlock Holmes » à la suite duquel Frogwares doit impérativement revoir sa copie. Même s'il apporte des éléments vraiment très intéressants dans la manière de dérouler ses raisonnements au cour des enquêtes, on ne peut que constater la multiplicité des carences d'un bout à l'autre du titre. Déjà très léger techniquement parlant - notamment au niveau des effets intégrés comme de l'optimisation générale du jeu - le rendu accuse un sérieux retard de plusieurs années par rapport aux standards de l'époque. Les différents personnages ont l'air de coquilles vides du fait de l'absence de mocap et d'animation faciale convaincante, et les scènes souffrent de sérieux problèmes d'éclairage (entre autres).
Mais il y a plus grave... En optant pour un système d'enquêtes indépendantes tout en diversifiant (plus ou moins adroitement) les phases de jeu, « The Devil's Daughter » a vraiment loupé le coche de l'univers libre ! Sur une map ouverte, dans des rues vivantes du Londres de la fin du XIXe siècle, toutes les mécaniques de l'enquête de ce jeu auraient vu leur intérêt décupler, un peu à la manière d'un « L.A. Noire » !
Quelle que soit l'orientation prise à l'avenir pour la licence, Frogwares va avoir du pain sur la planche pour nous proposer d'avantage de contenu et un scénario global à la hauteur de ce que doit être un « Sherlock Holmes » parce qu'en la matière, « The Devil's Daughter » ne nous a pas vraiment gâté.
Points positifs :
- Les enquêtes assez bien ficelées
- Le système de déduction
- Les choix moraux
Points négatifs :
- Durée de vie vraiment trop faible
- Pas vraiment de rejouabilité
- Une trame principale inintéressante
- Un final qui flirte avec le ridicule
- Réalisation datée pour un jeu de 2016
- Assez mal optimisé