Mario Odyssey signe enfin le grand retour de Mario et un retour au source. Fini la linéarité de Galaxy ou de 3D World, les niveaux sont de nouveaux ouverts comme sur Mario 64 et Sunshine.
Cependant la formule varie par rapport à ces deux derniers. Les niveaux sont parsemés de Lunes plus ou moins bien planquées (entre 17 à 100 selon la taille du niveau) au lieu d'objectif spécifiques à accomplir dans les anciens dont certains changeaient la topographie du niveau. Récupérer une lune ne reboucle plus le niveau cette fois.
Quand vous entrez dans un royaume, on vous oblige à effectuer deux ou trois missions et à récupérer une faible quantité de lune pour passer au niveau suivant.. Il faut donc peu de lune pour arriver au boss final (même pas 10%).
La façon de récupérer ces lunes est variable. Parfois elles sont en évidence et très faciles à récupérer, d'autres nécessitent de passer par l'un des très nombreux petit niveau de plateforme pure.
C'est le principal reproche que j'ai à faire au jeu : On nous récompense pour tous et n'importe quoi, beaucoup de lunes sont trop simple à obtenir (Celles à 100 pièces chez ton marchand de journaux). Le jeu aurait gagné à avoir quelques lunes de moins. De plus, comme les pièces rouges à l'époque, certains objectifs sont redonnant et présents dans chaque niveau (les graines par exemple).
Mario ne s'est jamais aussi bien manié. En plus de sa palette de mouvement habituelle (qui est cette fois enfin complète, n'est ce pas Sunshine), Mario peut envoyer sa casquette. Non seulement, l'envoyer permet de prolonger un peu son saut (comme le tourbillon de Galaxy) mais Mario peut rebondir dessus. En maitrisant ces techniques, Mario peut atteindre des endroits improbable, couper certains passages. Cet élément voulu par les développeurs (vu qu'on nous récompense toujours pièce quand on atteint des plateformes inatteignable au premier abord) donne à Mario Odyssey un double niveau de lecture : On peut atteindre la fin uniquement avec des sauts simples mais on nous pousse (et surtout pour le 100%) à truander le level-design avec ces techniques avancées.
Mais en plus de rendre Mario extrêmement mobile, cette casquette permet de prendre possession des ennemis du jeu et font office de power-up. Pourquoi avoir une fleur de feu quand on peut devenir un Frère Pyro (avec une moustache) ? Toutes les "chapimorphoses" ne se valent pas mais certaines tiennent vraiment du génie.
Les royaumes sont de tailles variables. Certains sont très longs à explorer, d'autres beaucoup moins. On peut regretter que certains soit juste des points de passages pour battre un seul boss. Tous on un design différent, une ambiance différente avec une OST qui fait le taf.
Parmi ces mondes : Un se démarque franchement. New Donk City. Tout ce royaume transpire la maîtrise, le génie et fait parti pour moi du meilleur niveau jamais créé dans un Mario 3D.
Mario Odyssey est un jeu pensé la Switch. Le jeu tourne comme un charme en portable ou docké, les vibrations HD sont très bien utilisées et apporte un plus, les Joy cons facilitent quelques techniques de lancer de casquette en motion Gaming (mais le jeu est faisable sans). Même la fonction screenshot sert au gameplay.
Malgré ses quelques défauts, Mario Odyssey est un plateformer riche et intelligent. On retrouve désormais un Nintendo enfin ambitieux après une génération Wii U qui sentait bon la paresse à quelques exceptions.