J'ai un rapport étrange à Ann Scott. Que les choses soient claires dès le départ : je ne suis pas fan de son « œuvre ». Je trouve son carton littéraire « Superstars » excessivement surestimé et ses autres bouquins me paraissent assez inégaux. En revanche je suis assez intriguée par la personne qui me semble bien plus profonde et intéressante que ses écrits. La suivre au gré de ses découvertes du web (facebook, formspringme et Twitter) est un réel plaisir (suivre le faux Twitter de Jean-Pierre Pernaut aussi, mais pas pour les mêmes raisons !).
Ann Scott vient de faire sa rentrée littéraire avec son nouveau roman « A la folle jeunesse », je ne sais pas pourquoi mais ce titre me fait penser à F. Scott Fitzgerald... Une autofiction plus qu'un roman à vrai dire. Au commencement l'intelligente idée de piquer le principe utilisé par Ellis pour « Lunar Park » (Une tentative d'"autobiographie" où vrai et faux jouent à cache-cache avec le lecteur). Elle revient donc sur « Superstars » et le tourbillon médiatique qui en a découlé. Ces premières pages sont jouissives – tout le monde en prend pour son grade – le journaliste, la fan hystérique, l'auteur elle-même. Une fois ce chapitre réglé, Ann Scott nous entraine un 1er janvier à la recherche de son temps perdu. Elle y mêle ses relations familiales (les passages les plus beaux), ses relations amoureuses et ses amitiés. Et c'est là où je décroche. Parce que les relations sexuelles et les amitiés célèbres fantasmées ou non de l'auteur me laissent carrément de marbre.
Dommage parce qu'il y a dans ce roman de la quarantaine un petit diamant qui aurait pu être éclatant...