Née en 1925 à Beyrouth d’une mère grecque de Smyrne et d’un père beaucoup plus âgé, un homme du XIXème siècle originaire de Damas, dans une Syrie qui faisait alors partie de l’empire ottoman, Etel Adnan a grandi entre le grec, le turc (que ses parents parlaient entre eux), l’arabe (la langue maternelle de son père qu’il a tenté en vain de lui enseigner) et le français (elle a été éduquée dans l’école d’un couvent français au Liban).
Dans ce texte initialement publié en 1984 en anglais, revu et traduit par Patrice Cotensin en 2014 pour les éditions de L’Échoppe, elle évoque sa trajectoire, baignée dans un tissage de cultures et de langues dès l’origine, une multiplicité encore plus grande à partir de la seconde guerre mondiale lorsque Beyrouth devint une importante cité internationale et fut gagnée après-guerre par une activité culturelle intense, fragmentée entre des groupes linguistiques qui ne se mélangeaient pas, portant déjà en germe les tragédies ultérieures.
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