Un an s'est écoulé depuis les évènements du roman précédent. On retrouve peu ou prou les mêmes personnages mais à des places souvent diamétralement opposées à celles qu'ils occupaient auparavant : Ginette Alcazar, l'ancienne secrétaire dévouée est maintenant incarcérée, Eric Plante, de maître-chanteur est devenu l'homme de confiance du Président, et Noëlle Réglisson, qui assume finalement les dommages collatéraux de la comédie dramatique du premier volume. Quant à Horace Tumelat, il s'interroge.
Les cartes rebattues, la partie peut reprendre - les enjeux ne sont toutefois pas très éloignés, ni pour les personnages, qui cherchent à tirer leur épingle du jeu, ni pour l'auteur, qui poursuit son analyse de la politique française. Le constat est sans appel : à l'image des personnalités réelles que l'on peut deviner sous le vernis de certains protagonistes, les personnages sont opportunistes, intéressés et bien souvent déviants. Ils sont humains, quoi. Autant dire que les pages de ce roman, digne suite du précédent, sont noircies au pessimisme. À moins qu'elles ne le soient à la lucidité ?
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