Milo est revenu dans le village de son enfance, se soumettant à un bannissement aux visées obscures, sans doute pour fuir un monde trop mauvais et trop séducteur, pour tenter de se relever d’un gouffre dépressif, dans le désert de cette maison de famille à l’abandon, sans électricité ni eau courante depuis plusieurs années.
«Pas d’eau et dehors ce ciel blanc sans soleil, la lumière égale, peu encline à flatter les couleurs. Milo est pris d’une angoisse indicible. Etre seul ce matin-là dans cette maison-là, il sent que ce n’est pas possible. Que les murs, le platane, les choses encore-là et les choses disparues vont lui fondre dessus et l’étouffer. Ses cauchemars, la famille, les images tendres et les images immondes. Le chien noir auquel on n’échappe pas, le bassin sans rime ni raison qui attend de toute éternité ses petites morts pour les bercer lentement. Il se jette soudain dehors. Comme d’une maison qui s’affaisse.»
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