Parvenu au bout de ce recueil de nouvelles ultra courtes, un sentiment ambivalent me prend. Je ne sais absolument pas quoi penser de Scènes d'amour et autres cruautés. Sans doute ne faut-il rien en penser.
Avec un humour absurde et cynique et au gré d'une écriture simple, débarrassée de toute construction alambiquée et superflue, le lecteur découvre des mondes aussi vite construits qu'abandonnés. Les nouvelles n'ont en effet en commun que l'absurdité générale, déployée avec un naturel confondant, ainsi que leur thème général : la banalité de la vie, de l'amour, de la mort.
Aucune nouvelle ne va vraiment au fond des choses, les narrateurs se contentent d'effleurer un moment, une heure, un jour dans la vie de personnages jamais nommés. Au lecteur d'imaginer ce qui tourne autour, ce qui se passe après le point final. Il en résulte une impression de vanité qu'on est pourtant amenés à pardonner tant l'absurde, et la violence dont il se pare, se présente avec banalité. On y revient.