Etats-Unis. Henry vit seul avec son petit garçon de huit ans. Ayant été expulsés du mobil home où ils vivaient, le père et le fils dorment dans le pick up sur le plateau duquel s'entassent leurs affaires. Seul semblant de normalité dans cette vie plus qu'incertaine : l'école. Chaque jour Henry doit trouver la nourriture de la journée, et si possible un petit boulot. Malgré les difficultés, le père aime son fils d'un amour inconditionnel. Comment en sont-ils arrivés là ? Le roman fait alterner les événements se déroulant au moment présent, et des épisodes qui éclairent le passé des parents du petit. Ancien taulard, ayant fait beaucoup de mauvais choix, le père tente de s'en sortir, pour offrir une vie digne à son fils. Mais s'il y a abondance dans ce roman, c'est surtout abondance d'ennuis et d’humiliations pour le père et le fils. Des scènes poignantes qui montrent que sans argent il est impossible d'accéder aux soins indispensables.
Abondance est un roman marquant. Pas un mot de trop. Ca claque, c'est vif, percutant. C'est un regard sans concession sur la grande pauvreté, sur l'engrenage qui entraine ce père toujours plus bas, malgré son envie de s'en sortir. Il y a du Zola dans la prose de Jakob Guanzon.
Merci aux éditions La croisée et à Netgalley France pour le service de presse.
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