Tout d'abord, Au nom de tous les miens raconte l'histoire d'un homme Martin Gray, ce polonais juif qui a tout fait pour simplement "vivre" durant la guerre. Le roman commence dans le présent, nous lisons les pensées de Martin, homme vieillissant rescapé de la Seconde Guerre mondial qui vit désormais à Paris. Le début m'a un peu fait penser au début du roman Moi, Christiane F, la vie malgré tout de Christiane Felscherinow, ce sentiment de répugnance face aux journalistes, ceux qui voulaient qu'ils racontent leur histoire - même si bien évidemment elles n'ont toutes deux pas la même ampleur.
Et puis, tout commence, comme le dit Martin Gray, il est né en septembre 1939 au moment où la Pologne et Varsovie - la ville de l'auteur - se fait annexer par les Allemands. C'est ici que débute l'histoire, cette histoire d'horreur dont on entend presque nous-mêmes les cris, ces cris déchirants de millions d'êtres tués simplement parce qu'ils sont des hommes.
Ce récit est peint d'une vérité si poignante et déchirante qu'il en devient difficile d'y croire. Je me retrouvais à chaque fin de chapitre en me demandant quelles horreurs allaient se produire dans le prochain. J'ai aimé suivre Martin dans toutes ces péripéties, du moment où ils commencent à être contrebandier pour nourrir sa famille au moment où il est forcé d'être emmené au camp de Treblinka pour ne pas laisser sa famille seule. Il est toujours question de sa famille, "des miens" comme il aime les appeler.
J'avoue, pour le coup c'est la seule chose qui m'ait vraiment dérangée, qu'on retrouve toutes les deux pages un rappel du titre dans une fin de phrase, c'était, d'après moi des répétitions qui n'étaient pas forcément utiles.
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