Mes éloges
Étonnante lecture sur l’histoire des duels écrite par l’écrivain royaliste Bernard Lugan. L’essai est un peu confus, pas franchement chronologique, ni toujours très clair, mais il a le mérite de...
le 5 janv. 2024
Étonnante lecture sur l’histoire des duels écrite par l’écrivain royaliste Bernard Lugan. L’essai est un peu confus, pas franchement chronologique, ni toujours très clair, mais il a le mérite de s’intéresser à un fait de l’Histoire de France, trois souvent méconnu, voire mésestimé, alors que sa pratique ne s’est achevé uniquement il y a quelques décennies. Le dernier duel sur le sol français a eu lieu le 21 Avril 1967 entre le député socialiste Gaston Deffere, maire de Marseille et vainqueur du duel, contre René Ribier, gaulliste qui l’avait insulté. Eloge du duel porte d’ailleurs assez mal son nom car je trouve étonnant qu’un écrivain royaliste vante et fasse l’éloge d’une pratique … interdite par à peu près tous les rois de France. De Saint Louis à Louis XVI, en passant par le 21 Juin 1627 où Richelieu, ministre de Louis XIII, prit la décision de punition de la peine capitale pour les duelliste. Il est vrai que si l’on se pose un instant la question, cela coule de source. Pour des raisons théologiques, politiques et militaires, la pérennité de la tradition duelliste de la France du Loyen Age est un mauvais calcul pour la cour. D’abord, réserver la vengeance et la justice aux duellistes et donc aux hommes, c’est se soustraire à la justice divine et celle du roi. C’est, quelque part, se faire justice en dehors du royaume. De plus, les morts entrainés par les duels - au XVIIe siècle, 80% des duels étaient mortels - baissaient nettement les rangs de l’armée, en substituant la vie de jeunes hommes en âge de travailler. Ceci dit, cela ne répond pas au paradoxe du jour : pourquoi Bernard Lugan, ouvertement royaliste, fait l’éloge d’une pratique rejeté par les rois eux même ? Le duel, selon Lugan, est le dernier lieu où il est impossible de tenter l’esquive, et de se substituer à ce qu’il nomme en lettre capital HONNEUR. Quand celui-ci est éreinté, il faut alors obtenir réparation. Tant pis si ce n’est pas chrétien, ou même juste, tant que le fer est croisé. Je mets la moyenne pour les connaissances injectés, les références littéraires, pour la victoire de Déferre, et pour la préférence de l’auteur pour le duel à cheval plutôt qu’au revolver, mais ce n’est pas très bien … ficelé, ai-je l’audace de dire dans une France où, grâce à Dieu, le duel est prohibé.
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le 5 janv. 2024
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