L'été se déroule toujours dans une morne platitude pour Harry, entre un oncle obtus, une tante hermétique et un cousin frustre. Mais cette monotonie estivale se trouve totalement détraquée par l'arrivée de deux entités qui vont rafraîchir l'atmosphère. Et ce ne sera que le début de ce qui ouvre la cinquième année de nos héros dans cette prestigieuse école de magie.
L'Ordre du Phénix renaît de ses cendres, Harry se retrouve au secret chez son parrain Sirius protégé par cette garde secrète. Sa réputation est bafouée dans la presse tant le ministre de la magie sombre dans le déni pour ce qui est du retour de Voldemort. Il voit des complots visant à l'évincer et ne peut se résoudre à accepter ce qui lui apparaît comme la lubie d'un adolescent qui veut faire son intéressant.
Même la rentrée à Poudlard ne s'effectue pas sous les meilleurs auspice, tant la psychorigide Dolorès Ombrage imprime sa marque dans sa matière. Et quand on sait ce qu'elle va devenir, le pire se trouve encore devant nos héros sous la loupe inquisitrice de cette tortionnaire putative. Harry va souffrir comme jamais, entre les moqueries de ses camarades, les brimades de certains de ses professeurs et l'apparente indifférence d'autres.
Une nouvelle confrontation avec sa Nemesis semble en outre inéluctable...
J. K. Rowling installe tranquillement son cinquième tome et la première partie s'étire, langoureuse. L'autrice met peu à peu en place des éléments qui perturbent l'atmosphère déjà chargée en électricité. Son personnage principal apparaît plus humain que jamais, prompt à s'agacer y compris contre ses meilleur(e)s ami(e)s, procrastinant plus que de raison alors que les BUSE approchent. Il est l'adolescent gauche dans ses relations amoureuses, empêtré dans sa gêne qui le conduit à se conduire comme un mufle maladroit. Heureusement, dans ce marasme général, la narratrice offre au héros et à ses lecteurs un paradis secret, un lieu sur demande où un groupe restreint va pouvoir s'entrainer dans le plus grand secret... jusqu'à ce qu'il soit éventé.
La dernière partie du roman prend, comme dans le précédent, un grand coup d'air frais tandis que l'orage s'annonce. Les 100 dernières pages hypnotisent le lecteur tant le mystère s'épaissit en même temps qu'il de dévoile, fait de découvertes et drames abominables. La révélation finale écrase le héros et captive le lecteur tant la tension dramatique atteint son paroxysme.
L'ère du conflit ouvert approche et sera sans pitié aucune.