Pour une fois, mon inculture m'a bien servi, car n'ayant jamais entendu parler de ce bouquin, je ne partais avec aucun conseil de connaissance(s) me disant que ce livre est génial et qu'il faut absolument l'avoir lu dans sa vie. Car d'après ce que j'ai lu, beaucoup des auteurs de critiques négatives s'attendaient à lire quelque chose qui allait changer leur vie, et ont donc forcément été déçus.
C'est clair qu'il n'y a pas un "avant Paulo" et un "après Paulo", surtout que le thème du petit scarabée cherchant sa voie dans les sables de la vie n'est pas très original, et je ne me suis pas sentie happée par le livre au point de le dévorer rapidement (en fait j'ai même mis des jours et des jours, alors qu'il ne fait que 200 pages, mais chut hein, c'est parce qu'il n'y avait pas beaucoup d'images).
Mais je trouve que Coelho a une foi en la vie, en l'univers, qu'il réussit à transmettre à travers ses mots, et qui fait un bien fou. Comme si le livre était baigné d'un sentiment de profonde confiance, nous rappelant que l'on a les capacités de vivre notre vie et nos rêves, et que rien n'arrive par hasard. Le talent de Coelho réside aussi dans sa capacité à nous faire voyager avec lui ; je pouvais presque sentir l'air chaud du sirocco et la fraîcheur à l'ombre des palmiers. Et puis j'ai trouvé que ce conte d'un garçon parlant le langage du vent, du désert et du ciel, c'était poétique.
J'ai lu dans une critique que Coelho était digne d'un Marc Lévy ou d'un Guillaume Musso ; hé bien tant pis, j'assume, car le Marc Lévy brésilien a au moins le mérite de me faire rêver.