Encore un roman qui a fait couler beaucoup d'encre, qui a été encensé par la critique et qui a même obtenu le prix Pulitzer de la fiction en 2014. L'auteur, Donna Tartt, a mis 10 ans pour écrire ce pavé de 800 pages. On a parlé de thriller moderne, de l'influence de Charles Dickens, de Dostoievski et même de Proust... ??? Je cherche toujours le pourquoi de cet engouement pour ce roman.
Je n'ai pas réussi à terminer ce roman, je me suis contentée d'abandonner ma lecture à 700 pages, grosso modo juste avant le "dénouement". Les pavés sont loin de me rebuter mais là, la platitude du récit a eu raison de moi. Certes, Donna Tartt a une jolie écriture mais elle manque de style. C'est trop propret, trop académique, trop parfait. L'auteur se lance dans des descriptions qui ne servent aucunement le récit, dans des détails se répétant sans cesse. Tout cela est poussif, on peine à avancer dans le récit. Quand un rebondissement pointe son nez, tout s'effondre en deux secondes. Bref c'est beaucoup trop long, pour pas grand chose. Je n'ai ressenti que peu d'empathie pour les personnages. Le roman est pessimiste, déprimant, une lente description du mal être d'un ado puis d'un jeune adulte qui tente tant bien que mal à vivre avec son secret, à accepter la mort de ses proches.
Ne lisez pas ce roman en vous disant que vous allez vous plonger dans une aventure bourrée de rebondissements où le thème central est l'art, vous serez déçu comme moi. Le tableau, le chardonneret, prend bien peu de place en fait de compte. Ceci dit, peut être que l'intérêt de ce roman se trouve dans les 100 dernières pages??? Ne comptez pas sur moi pour aller vérifier.