( Seulement une critique ?? Je tombe des nues. )
On m'a recommandé ce bouquin sur les forums par rapport à la Horde du Contrevent et à la planète des ouragans, et c'est vrai qu'il n'a rien à envier aux Planet Opera les plus connus.
Même si ce format de 400 pages est nécessaire pour créer une aventure épique, il y a des longueurs et notamment des boucles narratives assez paresseuses (on avance, on rencontre un obstacle, on découvre un peuple, on avance...). Malgré tout, Silverberg fait preuve de beaucoup d'imagination et je n'ai pas été déçu par l'auteur des Monades Urbaines.
La fin était pour moi prévisible, elle est pourtant très importante dans ce genre de récit.
Chose rare, les personnages sont bien développés et attachants. J'ai été profondément écoeuré par le ton clinique de Dune, mais ici les personnages sont aussi hauts en couleur que dans la Horde. Le style n'est pas aussi révolutionnaire, mais c'est quand même très bien écrit, et je l'ai lu en 2 jours et demi seulement ! C'est assez addictif. La psychologie est très développée, un peu trop même, le MC a tendance à sur-analyser tout ce qui se passe.
Bizarrement, le MC est celui qui a, je trouve, le moins de personnalité, sans doute parce que c'est plus simple d'écrire d'un point de vue neutre, mais alors pourquoi écrire à la 1ère personne ? C'a n'a pas de sens d'un point de vue narratif.
En tout cas une aventure surprenante que je recommande. Ce fut clairement une inspiration pour la Horde, avec la Planète des ouragans. (et Le vent de nulle part ? )