En grand fan du cycles de Dune, je ne pouvais que me laisser tenter par ce recueil de nouvelles, écrites par Herbert avant sa célèbre saga. On s'amuse d'ailleurs à y retrouver un peu de ce que sera Dune par la suite. Les différents univers science-fictionnels sont originaux, on prend toujours plaisir à les découvrir. Les grandes considérations philosophiques ne sont pas rares, sans pour autant prendre le pas sur la narration comme ça peut être le cas dans les derniers Dune.
Ces nouvelles traitent de thèmes divers, mais là aussi assez semblables à ceux du cycle de Dune : politique, violence, etc.
Si certaines nouvelles sont intemporelles et pourraient avoir été écrites de nos jours, d'autres sont bien plus datées comme par exemple Opération musikron. Pour ce qui est des choses datées, notons aussi que plusieurs d'entre elles (Le Rien-du-tout, Opération Meule de foin, B.E.U.A.R.K. et j'en oublie peut-être) sont de magnifiques exemples de tout ce qu'il ne faut pas faire lorsqu'on écrit des personnages féminins. Quelques soient les autres qualités de ces nouvelles, il y a toujours un moment (souvent la fin) qui fait grincer des dents tant ces personnages féminins perdent d'un coup tout ce qui les rendaient attachants et humains dès lors qu'elles tombent amoureuses d'un homme, pour ne devenir que de petites choses fragiles et soumises. C'est presque amusant tant c'est ridicule. Presque... Les dernières nouvelles s'améliorent grandement de ce côté, heureusement.
Malgré ce dernier point, et même si les nouvelles sont parfois de qualité inégales, j'ai beaucoup aimé ce recueil. Mes nouvelles préférées sont les quatre dont Lewis Orne est le personnage principal.
Enfin, je conclurais en évoquant la nouvelle Essayez de vous souvenir ! qui a très probablement inspiré Villeneuve lorsqu'il a réalisé Premier contact, le concept est le même : un vaisseau extraterrestre arrive sur Terre, des scientifiques essayent de communiquer. Les deux histoires n'ont que cette prémisse en commun, mais Villeneuve étant un grand fan de Dune, je ne peux m'empêcher d'y voir une certaine filiation.