Je suis vachement dans ma phase Philosophie en ce moment.
Et cela fait un bon moment que le personnage de Spinoza me faisait de l'oeil.
Dans mon imaginaire, Spinoza, c'était le boss, l'un des Philosophes les plus géniaux de l'Histoire. Le père du déterminisme, un grand défenseur de la tolérance, un penseur dont la vision révolutionnaire a complètement transformé pour des siècles la vision du monde des humains....
Et sans doute est il bien tout cela....
Mais je dois admettre à mon grand regret, que le concret (le texte) n'est pas pour moi à la hauteur de l'image fantasmatique que je m'en était faite....
Globalement, Spinoza, c'est chiant. Et je me morfond de honte de le dire si crument... J'ai conscience que cela tient à plein de choses, comme la grande supériorité de son intellect sur le mien, ou comme l'époque lointaine, ou encore le manque de préparation et d'encadrement de ma lecture etc....
Mais quand même, quand on a une vision de Spinoza comme étant l'un des grands artisans qui ont fait sortir l'Europe de l'obscurantisme Religieux pour la faire entrer dans une certaine forme de "modernité" et de rationalisme et que in fine les trois quarts de ses textes passent leur temps à tenter de définir ce que serait Dieu et la Grâce, bin on tombe un peu de haut.
Alors entendons nous bien ; je ne suis pas totalement hermétique à toute forme de réflexions sur le Divin ou la Transcendance, au contraire. Mais voir des tartines et des tartines étalées sur des pages et des pages, dans un style extrêmement lourd à lire et déchiffrer, juste pour nous expliquer que "Un est Tout, tout est Un, et Un c'est Dieu" (on arrive à la même conclusion dans FMA et c'est quand même plus plaisant à suivre), j'ai un brin l'impression de perdre mon temps....
Alors il y a bien des passages plus intéressants, mais Dieu(^^) qu'il faut les mériter!...
Bref, je met la moyenne, parce que quand même, c'est Spinoza, mais bon, franchement, c'était une lecture laborieuse et qui ne m'a absolument pas apporté l'émulsion intellectuelle que je pouvais trouver chez Nietzsche, Russel, Marx ou Schopenhauer.... snif....