Leda part seule au bord de mer prendre des vacances. Chaque jour, le même rituel l'amène sur une plage où elle observe une famille Napolitaine exubérante, et parmi tous ces gens, Nina et Elena, une jeune mère et sa fille de 3 ans. Leda est subjuguée par le duo, formule des hypothèses, puis finit par se rapprocher d'elles. Quelques jours plus tard, la poupée d'Elena disparaît subitement. C'est Leda qui l'a volée en secret.
Dans ce roman, Elena Ferrante démontre encore une fois son talent pour écrire des histoires pleines de sens, qui fourmillent de détails et d'instants de vie si concrets qu'on les croirait réels. L'histoire se déroule sur quelques semaines, ce qui est plutôt surprenant lorsque l'on connaît les autres œuvres de l'auteur (la sage L'Amie prodigieuse, La Vie mensongère des adultes), et explore les tourments de la maternité, le désir de se réaliser face au désespoir de se voir enchaîné à ses enfants.
La façon dont se déroule le récit m'a amenée à m'identifier à l'héroïne, à comprendre ses provocations et ses angoisses. Cette histoire a eu une résonnance toute particulière chez moi.
La fin du chapitre 21 est à mon sens une véritable performance et ne fait que me conforter dans l'idée qu'Elena Ferrante et une des auteures les plus talentueuse de ce siècle.