Naomi Novik réussit à garder le même rythme que le premier tome, ce qui est une bonne chose. On s'appesantit un peu plus sur la romance mais ça n'est pas le scénario principal (et heureusement). Très clairement, l'objectif reste de rester en vie et de sortir diplômé de l'école.
En revanche, c'est censé être dark mais en comparaison à d'autres livres, c'est très gentillet. Oui, des élèves se font encore et toujours tuer mais c'est raconté de manière tellement anecdotique que l'on ne sourcille même pas. Idem pour ce qui est de tuer des monstres, il suffit juste de claquer des doigts et c'est terminé. D'un autre côté, soyons réaliste : ça n'irait pas s'il fallait passer des pages et des pages décrivant le combat contre une créature.
Pour ce qui est du scénario principal, l'idée proposée dans ce tome est intéressante. En effet, que faire lorsqu'une école devient surpeuplée et que le bâtiment lui-même commence à montrer que cette promotion est anormalement remplie ? On cherche des solutions pour qu'un maximum survive, bien évidemment. D'ailleurs, je trouve que les autres adhèrent un peu rapidement à l'idée, dans le sens où cela fait des générations et des générations que le "cursus scolaire" se déroule ainsi mais on arrive à avoir toute une promotion d'accord assez rapidement et simplement. Une seule exprime des doutes mais elle se fait huer 5 mins après. D'autant plus qu'est mis toujours de côté le fait que certains sont beaucoup plus avantagé que d'autres, ce qui habituellement énerve pas mal de monde. Mais bref, pourquoi pas.
La fin m'a fait hurler et m'a donné envie de lire le troisième tome (pas encore sorti malheureusement). Je pense cependant que deux livres aurait dû être amplement suffisant pour boucler l'histoire. D'autant plus que chacun des livres n'est pas très épais, ils auraient pu en faire 50 pages de plus et s'arrêter là.
En conclusion, ce second tome se lit tout aussi bien que le premier. J'attends cependant avec appréhension le prochain et espère que c'est le dernier.