'La boisson c'est l'hostie du pauvre.'
Louis Caleferte est un écrivain de talent qui devrait être plus lu de nos jours.
Dans Requiem des innocents, il donne la parole aux gens oubliés, aux pauvres, aux miséreux, aux gens de la 'zone' comme il dit.
C'est un cri de révolte qui n'est pas sans faire penser au Voyage au bout de la nuit de Céline par certains aspects, d'ailleurs l'incipit, la première phrase ressemble à celle du voyage : 'Ca commence au bout du monde'.
Ce bouquin décrit donc les tribulations des jeunes d'un quartier ou l'ennui, la faim, la bagarre et la misère sexuelle sont le quotidien !
'Depuis si longtemps que vous m'avez quitté, je me suis essayé à traquer le monde, la vérité du monde. J'ai loué ça et là des chambres d'hôtels. Quartiers riches qui s'endorment tôt, engrossé d'or. Quartiers pauvres qui gueulent jusqu'à l'aube et donnent au trottoir leurs filles et leur sang. J'ai eu faim et froid, mais je peux dire que cela n'est pas l'important.'
Lisez-le !