De la sobriété - ça fait du bien - beaucoup de nuances et une grande intelligence dans l'articulation de cette mini-série qui se dévore sans même avoir faim. Moi j'en ai fait qu'une bouchée.
L'écueil d'un pathos trop facile est évité, et pourtant, c'est une histoire vraie. Et elle a sévèrement secoué le Royaume-Uni.
Buy one get one free
Les visages pâles ont le chic pour taper dans le mille, en plus ils nous servent ici deux séries pour le prix d'une. C'est pourtant un énième polar qui nous est présenté avec A confession. Je ne vais pas m'étendre sur la partie enquête et sa procédure, qui est traitée de manière classique, mais qui n'en reste pas moins un page turner de très bonne facture.
La difference avec une série lambda réside dans la seconde partie. Elle traite du sort réservé au policier en charge de l'affaire. Les largesses qu'il prend avec le code de procédure permettent à la série d'aller plus loin.
Chop-Chop
Failles et échecs du système judiciaire (et c'est pas une spécialité réservée aux British), carriérisme, respect bête et méchant des procédures, hypocrisie de la hiérarchie, obligation de donner une bonne image, manque criant de moyens... Mais aussi l'obligation de résultats rapides parce qu’il y'à toutes ces autres affaires qui attendent. Et au milieu de tout ça, il y'à de l'humain que la machine s'évertue à briser. A hacher menu - chop(-chop), vite fait bien fait - si t'es pas assez vertébré pour résister, ou si tu n'as pas l'intime conviction que tu agis au meilleur des intérêts de l’enquête, mais surtout de la victime.
Pinocchio's nose knows
Alors si ta brosse à dent clignote rouge ce matin, c'est bon signe, ça veut peut être dire que Jiminy Cricket grattouille ton libre arbitre et que t'es pas encore foutu. Au cas où, vérifie quand même tes piles.
Au fond de moi, je sais que c'est Steve Fulcher que je veux pour mener l'enquête.