Après une première saison très très bonne, où les surprises se succèdent (ce qui n'est pas peu dire dans notre époque de binge-watching où l'on devient archi-blasé à force), la seconde saison est complètement foirée, l'écriture réduite à néant tellement on sent qu'il a fallu l'écrire vite.
Les showrunners ont encore été changés, les réals aussi. Les performances d'actrice de Cara Delevingne deviennent plus que médiocres : pas une scène où elle ne se sent pas obligée de pleurer, tellement son perso est creux.
Résultats : que sont devenus les subtilités de la première saison ? Le monde féérique décrit avec forces détails et réalisme s'appesantit et se vide de tout intérêt...
Les questionnements sur le racisme, l'inclusion, l'ascension sociale, la reconnaissance sociale ou la mixité culturelle disparaissent sous un autre thème, beaucoup plus conservateur celui-là : la liberté ou non de s'enrichir, c-à-d en fait le libéralisme. Bon ou mauvais ? Incapables de répondre clairement, les discours des protagonistes s'embourbent dans un gloubiboulga (oui/non/peut-être) d'où il ressort clairement que :
1. la révolution par le bas-peuple, c'est forcément mal
2. les révolutionnaires eux-mêmes sont clairement identifiés comme étant russes (uniformes du Pacte, accent et termes)
Et là, on décroche sévèrement. Pas étonnant qu'Orlando Bloom ait refusé une 3e saison (il était déjà prod exécutif avec Cara Delevingne), ça sent le vide absolu. En clair : on n'a plus rien à dire, circulez y'a rien à voir.