God "blesse" the United States of America...
Hawai Five-0 est une série qui devient très lassante assez rapidement. Elle possède quelques points positifs qui la sauvent en quelque sorte mais possède également de lourds points négatifs qui ont la fâcheuse tendance à s'accentuer avec le temps et à plomber l'ensemble.
Les points forts tiennent principalement dans le visuel: des paysages de carte postales à l'action rythmée et vitaminée en passant par une photo soignée (sans être exceptionnelle non plus), le rendu visuel global est suffisamment rempli de peps pour accrocher le cerveau et le divertir sans prise de tête 42 minutes par semaine.
Toutefois, l'accumulation de lacunes et d'aspects moyens voire franchement mauvais finissent, sur le long terme, par avoir raison du côté "divertissement bête et méchant" de la série dont on pouvait s'accommoder. Ainsi, question casting, si certains acteurs ont des gueules agréables, "petites" certes mais des gueules quand même, cela ne suffit pas au jeu très convenu et parfois (doux euphémisme) surjoué...
S'ajoute à cela, et ça n'arrange rien évidemment pour les comédiens (et le spectateur...), des trames scénaristiques cousues de fil blanc ponctuées (toutes les fameuses 5 minutes de pubs américaines) de cliffhangers en forme de pétards mouillés.
De plus, toujours pour ne rien arranger, on nous sert des dialogues et une psychologie des personnages oscillant entre le basic-neutre et l'épouvantable niaiserie, le tout renforcé par un puritanisme manichéen bien cliché d'outre-Atlantique —valeurs de l'amitié (entre gentils!), de la famille (des gentils!!), de la justice (rendue par les gentils!!!), du patriotisme (des gentils envers leur gentil pays!!!!), de la religion (... ah non, ils se sont dit que ça ferait de trop quand même...)—, totalement "testostéroné" et solidement burné —à la longue, je pense qu'Alex O'Loughlin finira par faire un "Whhhoooaaaaarrrggghh" stalonnesque avant certaines de ses répliques tout en saisissant son gun (oui, j'ai dit gun!)—...
Bref, Hawai Five-0 mouture 2010 se laisse regarder tant qu'on n'est pas rattrapé par ce que certaines langues bien-pensantes appelleraient de "l'antiaméricanisme primaire" (mais... à qui la faute....?!).