New York, New York
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Court moment de réflexion. Citez-moi un indien célèbre actuel, fictif ou réel. Peu importe le domaine. Non ? Vraiment pas ? L’acteur de Slumdog millionnaire, je vous l’accorde, si vous vous rappelez de son nom. Et encore, ce Dev Patel est né en Angleterre, a la nationalité anglaise et ses parents viennent du Kenya. Il y a Shyamalan aussi, mais est-on vraiment une célébrité après avoir dirigé After Earth ?
Et puis il y a Aziz Ansari. Ce petit bonhomme que les vrais auront découvert dans la cultissime série Parks & Recreation. Après un premier partenariat avec Netflix pour son premier one-man show, Aziz arrive discrètement et sans prétention avec Master of None.
Série totalement autobiographique, elle raconte sa vie de jeune acteur, coincé dans le rôle de l’indien de service, ses aventures amoureuses, sa relation avec ses parents, qu’il fait d’ailleurs jouer. Il fait venir ses amis aussi, à l’image du formidable épisode-cameo de Claire Danes. Il nous fait écouter sa musique, du gangsta rap ou du Jacques Dutronc
C’est drôle et touchant, c’est un mélange de Woody Allen et de How to Make it in America, la place à l’improvisation est large, comme dans la vie. Car c’est là que se trouve l’essence de Master of None, une ode à la diversité, une tranche de vie riche racontée sans détours, sans se cacher et toujours en autodérision.
Avec cette deuxième saison aux accents délicieusement italiens, Aziz est venu placer la barre encore plus haut. Dès le premier épisode, il prend le pari de tourner en noir et blanc à Modène et nous plonge au coeur de la culture italienne.
Les meilleurs épisodes sont pour moi ceux avec Francesca. L'alchimie que le couple dégage est puissante et rappelle Before Sunrise de Linklater alors que Dev et Francesca errent à travers New-York.
Le reste des épisodes me font plus penser à ce que proposait Atlanta en début d'année. Aziz nous plonge au coeur des minorités, en déconstruisant les préjugés de manière drôle, intelligente et innovante. Et ce n'est pas seulement les minorités ethniques qu'il met en avant, à l'image de ce passage courageux sans aucun son avec le couple de sourds/muets.
C'est bourré de références cinématographiques avec une grosse incursion dans le cinéma de Fellini et d'Antonioni, en dégageant un romantisme parfait. A l'image de ces maitres, la série est devenue aussi bien plus poussée visuellement.
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Créée
le 11 nov. 2015
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