Rubicon
7.5
Rubicon

Série AMC (2010)

Rubicon, la série qui signe des chèques sans avoir de fric en caisse.

Des supernerds qui se prennent la tête sur des énigmes auxquelles on ne peut rien comprendre ? Personne n'aurait osé avant Lost, mais maintenant que la voie est ouverte, quelques séries n'hésitent pas à s'engouffrer dans la brèche.
"Quel est le point commun entre ces trois pays du tiers monde ?" demande l'un des intellectuels de haut vol qui peuplent un bureau plus triste qu'un concert de Mylène Farmer.
"Facile, répond l'autre, ils ont tous les trois augmenté leurs budgets militaires de plus de 5% l'an dernier".
Avec ce brillant exemple tout droit tiré du pilote, le ton est donné: oui, il y a peut-être une conspiration, mais le spectateur ne pourra jamais progresser de son côté, condamné à attendre des révélations vides de sens sur des énigmes servant clairement de cache-misère.
Rassurez-vous, la suite sera du même acabit. Prenez cela comme un avertissement.

Mais il n'y a pas que ces devinettes dans cette série. Il y a également des accidents stupides, des filatures d'une discrétion pachydermique, une musique stéréotypée à souhait, des acteurs et actrices qui (à l'exception de Truxton, l'impénétrable chef de l'API, et je dis impénétrable également parce qu'il est très moche) ont l'air de se faire autant chier en jouant que moi en les regardant.

Que reste-t-il ? Une Miranda Richardson arborant ses multiples interventions chirurgicales, ponctuées par de merveilleuses expressions faciales comme seul le botox sait les faire.

J'ai cru à un instant déceler une trace d'ironie dans un épisode, qui malheureusement resta sans suite: pour stopper les activités d'un bourreau d'enfants présumé, nos intellectuels élitistes vont décider de bombarder une école. Satire ? Ironie ? Dilemme ? Rien de tout cela. Une fois la décision prise, on passe à la suite, et par la suite, je veux dire "rien du tout" vu que le scénar tourne en rond depuis la deuxième moitié du pilote.

A voir si on n'a pas de vie, ou si on aime rigoler de choses qu'on ne comprend pas pour passer pour un type intelligent.
Celibatman
5
Écrit par

Créée

le 28 oct. 2010

Critique lue 1.4K fois

Celibatman

Écrit par

Critique lue 1.4K fois

4
2

D'autres avis sur Rubicon

Rubicon

Rubicon

8

Nushku

158 critiques

Lenteur, calme & volupté

Une série qui sait prendre son temps pour dérouler son fil rouge et surtout esquisser ses personnages avec précision, délicatesse, parfois avec pudeur mais toujours avec tendresse. Bien plus qu'une...

le 23 nov. 2010

Rubicon

Rubicon

8

Himad

93 critiques

When Spooks meets The Wire

Dès le pilote, j'ai été pris au piège : j'adore ces ambiances d'espionnage, de conspiration. Et dans Rubicon, on est servi. Les créateurs n'ont pas oublié quelques ingrédients indispensables à toute...

le 19 oct. 2010

Rubicon

Rubicon

9

Splashmacadam

13 critiques

Une des meilleures séries EVER

Le paysage des séries manque cruellement de bons thrillers politiques, mais Rubicon excelle dans le domaine. Malgré une réalisation parfois trop subtile, à tel point qu'il faut s'accrocher pour...

le 14 nov. 2010

Du même critique

Ugly Americans

Ugly Americans

8

Celibatman

6 critiques

Critique de Ugly Americans par Celibatman

Un colocataire zombie se transforme en plante et se fait découper en petits bouts par un vieux sénile qui en fait une crème de beauté qu'il vend afin d'acheter une ferrari-monster-truck et de la...

le 23 août 2011

Inception

Inception

4

Celibatman

6 critiques

Inception: déception

Tu aimes les scènes n'ayant pour seul but de montrer des effets spéciaux dignes d'une pub pour une voiture ? Tu n'as pas peur d'aller voir un énième film dans lequel DiCaprio joue un homme brisé par...

le 3 nov. 2010

Rubicon

Rubicon

5

Celibatman

6 critiques

Rubicon, la série qui signe des chèques sans avoir de fric en caisse.

Des supernerds qui se prennent la tête sur des énigmes auxquelles on ne peut rien comprendre ? Personne n'aurait osé avant Lost, mais maintenant que la voie est ouverte, quelques séries n'hésitent...

le 28 oct. 2010