Plus pénible qu'habitée...
Bon, il faut vraiment écouter "Go Tell Fire to the Mountain" à un niveau sonore "maximum" si l'on veut discerner autre chose qu'une vague bouillie répétitive et informe : lorsque les oreilles font mal, on peut reconnaître à la musique des Mancuniens un certain talent à monter en pression, à marteler des hymnes paradoxaux, à inventer quelque chose de réellement "inouï", sans réelles références. Le problème reste néanmoins que la musique de WU LYF est plus pénible (la voix éraillée surprend un moment avant de fatiguer rapidement) que "habitée" comme on le lit un peu partout, et qu'elle se réduit finalement à la déclinaison - vite interminable - d'une seule idée, d'une formule qui, pour être nouvelle, n'a définitivement rien de géniale. [Critique écrite en 2011]