Tim Wheeler, leader de Ash, est un excellent forain de la pop. Mais ce n’en est pas moins un forain. D’où la surprise de le découvrir ici en costard, gominé, visage de marbre sur la pochette de ce premier album solo intitulé Lost Domain. La finesse de son titre d’introduction, instrumental s’il vous plaît, en est une autre. Le disque est plutôt à l’avenant (un morceau de 10 minutes, un esprit symphonique qui s’accorde pour une fois plutôt bien à l’esprit rock). On ne peut que se réjouir de cette prise de risque assez grisante vis-à-vis de son groupe, qui a pris, depuis plus de dix ans, l’habitude de dérouler sa power pop avec une vraie efficacité mais sans trop se poser de questions.