Vroums, Vroâps & Tûûts !!
Hilarant ! Ce quatrième album est peut-être le meilleur du Garage Isidore. Olis a trouvé son trait et livre des dessins irréprochables, tandis que Gilson travaille du chapeau pour imaginer des intrigues de plus en plus minimalistes, parfois dénuées de tout dialogue, tenant sur 4 ou 6 vignettes seulement. Redoutablement efficace ! La mise en page s’adapte, et les premiers dessins en demi-page apparaissent.
Mais l’ajout génial de cet album, ce sont les Vroums ! Ces petites bestioles qui peuplent les moteurs d’Isidore, lorsqu’ils ne sont pas en grève, mènent une guerre acharnée contre les Vroâps et les Tûûts de la concurrence. Au-delà de l’effet comique, ils permettent surtout d’apporter de nouveaux ressorts à l’intrigue : leur première apparition est l’occasion de la première histoire en double-planche du Garage Isidore, alors limité à des intrigues d’une seule page. Ils apportent aussi du lien entre deux histoires séparées et leur donnent de la saveur, notamment les gags sur le moteur avant ou arrière des Porche et Volkswagen (un joli clin d'oeil aux férus d'automobiles, au passage).
Quand on sait que le Garage Isidore était publié une planche par semaine, on peut juger du succès des Vroums : apparus un peu au hasard d’une planche, et pas forcément destinés à être réutilisés par la suite, ils deviennent rapidement des mascottes de la série, et interviennent presque une page sur quatre dans la deuxième moitié de l’album !
A tout seigneur, tout honneur : Fatpooper note intelligemment que les Vroums disparaîtront de la série avec le départ d’Olis http://www.senscritique.com/bd/Cauchemar_mecanique_Garage_Isidore_tome_4/critique/21944994