Barbucci, c'est l'italien à l'origine de Sky Doll, BD qui devrait faire partie des lectures obligatoires de ceux qui aiment la BD.
Dans un style différent mais reconnaissable, il crée pour les besoins de son histoire un monde farfelu, comme ceux des premiers Dragon Ball et rempli de référence au cinéma et à la BD.
Le dessin s'arrondit et reste super expressif, dans le style manga mais digéré par l'école européenne. Du SD (Super Deformed) et du réaliste, des rondeurs féminines impossibles et des bouches déformées qui soutiennent des yeux trop grand.
Et ça marche.
Quand à l'histoire, elle suit tranquillement son cours, servie par des gags qui ne feront pas forcément rire tout le monde tout le temps mais qui au final, posent une ambiance détendue, collant parfaitement à une lecture un Dimanche de novembre pluvieux, affalé sur le canapé pendant que la télé reste éteinte.
Elle a en plus le mérite de se clore proprement, en laissant la place nette pour le deuxième tome mais sans frustrer le lecteur qui s'y sera plongé.
Bref, un petite madeleine pour les trentenaires qui ont lu Dragon Ball à son arrivé en France et qui ne se sont jamais remis de la disparition de Mamie voyante de la série.