Rose d'adieu.
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le 24 mai 2014
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... d'après le témoignage de son directeur éditorial après avoir lu le manuscrit, selon l'aveu du mangaka Akinari Nao à la fin du 1er tome. J'ai eu la même impression après avoir fini les 2 volumes. On part sur les bases classiques d'un isekai sauf que l'auteur Noaki Yamakawa va s'amuser à contourner les habituelles pistes, si empruntées dans d'autres séries. Mélange classique d'un monde de fantasy parallèle et de jeu de survie glauque IRL en plein Tokyo, les réactions du héros et de son harem sont par moment déstabilisantes. Cherchant toujours la solution la plus rationnelle au profil de l'acte héroïque désintéressé, on se retrouve par moment confronter à un flot d'explications pour dépêtrer une situation désespéré. L'impression d'assister à un Shirow nous assommant de ses longues proses dans ses GITS n'est pas très loin. Le piège des murs mouvants dans l'exploration du donjon (2e tome) en est un flagrant exemple. L'auteur aime nous montrer que les maths et calculer des probabilités d'évènements, c'est son truc. La psychologie de Yûsuke (le héros) arrive toujours à nous prendre à contrepied, au point de ne plus vraiment arriver à le cerner à la fin du second tome. Les combats sont très violents car le casting n'est pas invincible et même, il meurt souvent. Heureusement, ils peuvent ressusciter au bout de 40 secondes. S'ils meurent tous, c'est une véritable fin de partie qui les attend. Avec son bestiaire brillamment dessiné, son récit un peu déstructuré (pour mieux nous perdre) et la psychologie inattendue du casting (tout en voulant rester dans la norme du genre), j'ai été intrigué par le 1er tome et conquis par le second. On ne s'arrête pas de tourner les pages, étonné d'assister à des situations aussi tordues qu'imprévues. Dans la jungle de tous les titres sortis, je dois avouer que celui-là est arrivé à se distinguer. C'est déjà ça.
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Créée
le 13 sept. 2021
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