Deuxième tome autobiographique de Pacco où Maé, sa fille, garde la première place. On retrouve donc cet univers sympathique, avec cette petite tête blonde pleine de vie et de malice. Mais Pacco pense à intégrer quelques nouveaux sujets, le tout avec une intelligence intéressante. Pacco ne cherche pas, en effet, à améliorer son image. Ainsi, il considère qu'il existe une éducation pour les filles (princesse) et une pour les garçons (Star Wars) et estime qu'il s'est trompé en donnant une éducation de « mec » à sa fille.
C'est, dans un sens, génial. Comme le souligne sa copine, Margaux Motin, Pacco a une vision assez sexiste. Mais, dans le même temps, il s'en fiche de ces « concepts » et se limite à éduquer sa fille comme il veut, sans chercher trop à savoir si c'est mal d'être éduquée comme un garçon.
Certes, ce n'est pas méga complexe, mais ça reste agréable de voir des petits sujets s'intégrer dans la BD.
On notera aussi la question de la vieillesse, qui est très présente. Pacco devenant plus vieux et ne l'acceptant pas. Mais c'est aussi Pacco qui reste jeune alors qu'il n'est plus censé l'être. On voit aussi le développement d'une Maé plus indépendante, plus grande, et parfois moins calin, pour le plus grand malheurs de Pacco.
On a quelques réflexions simples mais efficaces.
Un peu comme le dessin qui continue à faire mouche et à séduire. J'apprécie, à titre personnel, aussi, que Pacco parle aussi peu de son histoire avec Margaux Motin, elle est présente, mais jamais il n'explique leur vie privée, qui le reste donc.
Certes, on rigole un peu moins, mais ce tome 2 de Une Semaine sur Deux apporte quelques sujets qui dirigent la BD, donnant le sentiment d'être un peu moins en roue libre. C'est plaisant à lire, on rigole et on se laisse avoir par cet univers qui reste aussi sympa.